Principes

Nous sommes des militantes et des militants. Nous affichons nos principes, car notre action repose sur des convictions politiques et que nous voulons être transparents et transparentes par rapport à celles-ci.

La clinique juridique lutte contre toutes formes l’oppression; le racisme, le patriarcat, le capitalisme, le capacitisme, l’homophobie, la transphobie ou sous toute autre forme.

Nous ne ferons aucune discrimination sur la base de la résidence ou de la citoyenneté canadienne.

Notre fonctionnement repose sur un modèle non-hiérarchique et consensuel.

Nous croyons que le système judiciaire est oppressif et émane du pouvoir illégitime de l’État.

Nous voulons participer à briser la solitude, que nous considérons comme un produit du système judiciaire.

Nous voulons contribuer à établir un rapport de force vis-à-vis de ce système, dont envers les avocates et les avocats.

Nous voulons soustraire aux praticiennes et aux praticiens le monopole de la connaissance et de la pratique juridique en participant à la démystification des procédures judiciaires et des règles de droit.

Nous reconnaissons l’expérience et les savoirs des personnes judiciarisées.

Nous voulons exister en complémentarité avec les groupes et initiatives qui existent déjà.

Nous nous opposons à la classification des personnes judiciarisées, par exemple la dichotomie du coupable et de l’innocent-e, ou celle du bon-ne et du mauvais-e militant-e.

Nous ne valorisons pas l’innocence.

La clinique juridique repose sur un travail bénévole et est un espace gratuit.

Ce n’est pas un service ni de la charité.

Nous travaillons sur les bases de la solidarité et de l’entraide.

Nous fonctionnons à partir du principe de non-prise en charge des personnes judiciarisées.

Nous voulons créer un espace de partage de connaissances entre militantes et militants.

Nous voulons assurer la confidentialité des démarches entreprises par

les personnes participant à la clinique.

Nous travaillons sur la base du principe de la non-collaboration avec la police et l’État.

Nous prendrons toutes les mesures possibles pour protéger l’anonymat des camarades lorsque demandé.